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Punch the clock

Mardi 17 Novembre 2009.

Si tu savais tout ce qu'il se passe. Tout ce que j'ai laissé venir. Tout ce que j'ai fermé les yeux. Comme je n'ai pas eu le temps d'écrire, ou voulu, ou réussi.
Si tu savais les roues de secours adossées à ma colonne vertébrale - histoire de se maintenir un peu dans l'existence du présent.
Si tu savais tous ces liens entre les choses.
Cette semaine où ça sonnait Bang-Bang dans ma tête, et dans la sienne aussi apparemment.

Un soir à se préparer avec Manon sur cette musique, les soirs à faire semblant de travailler, les soirs d'alibi, tous les soirs de débriefing. Toutes ces nouveautés dans le quotidien parisien mais toujours, toujours le même élan pour l'amour. Quand j'ai vu octobre arrivé, je me suis dit qu'il n'était plus possible de faire marche arrière, qu'il n'y avait plus d'échappatoire, aucune issue de secours à l'horizon de cette rentrée bien ancrée. Et novembre a déboulé aussi vite. A demi-consumé, à mi-chemin. Déjà. C'est à peine croyable. Je me demande où je passe ma vie parfois, à ne rien noter je ne m'en souviens pas.
La fin d'Antov, les soirs de Danse qui n'ont pas encore pu démarrer, les matins de transe, les corps insoupçonnés de garçons insoupçonnables, les amis d'amis, leurs coprs ou leurs sourires. Et comme le lendemain matin on se fait la bise en souriant, et bien allons-y puisque c'est le jeu, c'est comme ça que ça se passe! Je ne veux pas être conne et parler de ce qu'il s'est passé puisqu'apparemment ce ne sont pas les règles. N'empêche, vous ne m'avez jamais vraiment, vous ne gagnez jamais vraiment la partie entièrement et ça vous énerve pas vrai... Je n'y peux rien.
Les trois nuits d'affilées jamais seule dans les draps parce qu'il y a les nouvelles copines, Mathieu qui plante une brosse à dent chez moi, qui pose du vin rouge sur la table et des M&MS parce que c'est le rituel quand on se fait larguer. Oui parce que nous, on est de cette veine là : s'attacher à ceux qui ne s'attache pas dans la longueur. Les draps froissés - du coups. Et les nouveaux lits, inconnus.
La vitesse des mots des autres, de leur voix, de leurs paroles mécaniques et imberbes. Le froid de l'hiver qui arrive par la fenêtre. Mais aussi ces jours surprenants de novembre, dans un air doucement délicieux. Délicieux parce que novembre devrait-être rigide, désastreux et tourbillonnant de glaçons.
Les réponses à venir et les petits matins difficiles. Les lalala incessants dans nos bouches. Se retrouver seule aussi, devant les faits accomplis du travail à faire. Et vraiment avoir un mal de chien à y trouver une priorité parfois.
Je prends conscience du jeu à jouer avec les garçons. Et je ne rentre tellement pas dans les cases. De temps en temps j'essaie, mais je n'y arrive qu'une demi-heure. Mais allez on se farde, on se jauge puisque tout ça n'a pas tant d'importance. Puisque ça ne durera pas, puisqu'il n'y aucun personnage central dans toute cette histoire, dans toutes ces histoires. Puisqu'il y en a des désolants. Et après, on se tire comme une balle en plein ciel.

Ecrit par lilou, le Lundi 23 Novembre 2009, 02:56 dans la rubrique Au jour le jour.

Commentaires :

LiliLou
LiliLou
01-12-09 à 14:17

Le joli bazar de souvenirs qui affluent en vague sur l'écran, avec tes jolis mots comme manteau d'hiver. =)

N'oublie pas de noter. C'est terrible d'oublier.

 
passionnee-par-les-reves
passionnee-par-les-reves
01-12-09 à 17:47

Re:

Merci beaucoup beaucoup.
Et oui, il faut que je note c'est vrai tu as raison. Je note à vrai dire parfois, mais je n'ai aps forcément le temps de publier aussi.
A très vite.