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My body's broken, yours is spent

               

                 

Cette année j'ai compris que le temps filait. Je me suis rendue compte qu'on ne pouvait pas le contrôler. Et oui, on est tous pareil. Enfin plus ou moins. En passant avec la camionnette de mon père près du bord du fleuve, j'ai revu le chemin qui menait à notre barrage. Tu sais le coin des amoureux. Alors là, j'ai pris mes 17 ans dans la gueule. Comme si tout ça recommençait. Comme si on allait encore entendre notre prof de français raconter sa vie au lieu de nous rassurer pour le bac. Comme si t'allais vivre ton premier été dans les mains d'une fille. Comme si j'allais découvrir les premières caresses au bord de l'eau. Comme si tout nous appartenait. Comme si le reste ne nous préoccupait plus. Comme si notre entrée en Terminale ne dépendait plus que des trampolines. Comme si ces mots sur l'écran de mon portable se reliaient encore. Je te l'ai dit que j'aurais pu reconnaître l'odeur de ta peau entre mille?  C'est nous deux qui m'a éloigné du lycée. C'est nous deux. Parce qu'on s'est séparé trop vite. Parce que tu aurais pu encore me faire rire. Parce que j'aurai dû encore dessiner sur ton ventre. Et puis ça me rassurait que tu m'aides à passer l'hiver dans tes bras. Enfin le début de l'hiver. Je sens l'arôme du printemps qu'on laissait passer par les fenêtres de la salle de philo. Tu étais derrière S. et moi. Et puis on avalait notre salive. Au lieu de ça, on n'écoutait pas, on s’écrivait des petits mots sur des pages arrachées pour ne rien comprendre. Juste pour se retracer les films qu'on s’envoyait pendant les heures de la nuit. Mais il n’y avait déjà plus de nous.

Et puis un jour nos regards ce sont croisés puis décroisés aussitôt. Sur un air d'Oasis, j'ai pleuré à l'envers du décor. Si je pouvais revenir en arrière. Si je pouvais remonter un étage du lycée, retraverser le couloir, dire bonjour au prof de maths et puis attendre devant la salle d'histoire. Si j'pouvais éviter cette mine triste. Si j'avais eu le cran de bousculer tes copains et te prendre par le cou avant de t'embrasser. À satiété. Tourner les talons. Et descendre les escaliers. Puis sécher ce putain de cours sur la 2ème guerre mondiale. En ayant la conviction que tu aurais été juste derrière moi. Sans me retourner. Qu'on aille siroter un diabolo violette. S’enfuir dans nos rires offusqués. Juste se regarder sans parler sans raison. Et exploser de rire. Mais ça s’est moi qui l’aurait voulu.

Tu crois que si on se revoit la semaine prochaine j'aurai encore le droit de m'exploser dans le creux de ton ventre? De te sentir assis près de moi sur mon lit. Juste là posé. Ta présence contre mes reins. Tu crois qu’on va s’arracher nos attraits, qu’on va se cracher nos défiances dans la gueule ? Ou alors, on restera peut-être éthéré. On ne se regardera plus dans les yeux. On dira deux ou trois banalités. Et puis j’aurai encore, là, la fin. Celle qui n’est pas signé.

On a cru que c'était foutu / On a cru qu'on avait perdu / On a cru que c'était fini / On a cru que c'était pour la vie

[On a cru, Marc Lavoine]

                 

Ecrit par passionnee-par-les-reves, le Vendredi 10 Février 2006, 00:50 dans la rubrique Au jour le jour.

Commentaires :

ciorale
ciorale
10-02-06 à 01:03

Et c'est comme si je voyais ta vie défiler sous mes yeux. Presque comme si j'avais déjà mis les pieds par chez toi... ;-) "Alors là, j'ai pris mes 17 ans dans la gueule." Quand on passe de 8 au double, çà fait mal! ^^
Et le diabolo violette que je ne connais toujours pas et franchement, j'en ai jamais entendu parler! dans un bar hein! ;)
"Celle qui n'est pas signée". Il ne tient qu'à toi de poser le point final de cette histoire. Une simple caresse du stylo sur le papier. Sans que la main tremble...
BzOo

 
passionnee-par-les-reves
passionnee-par-les-reves
10-02-06 à 01:11

Re:

Quand on passe du 8 au double, et même du 17+21[mois] au 17 tout court. Comme ça d'un coup...

Le diabolo violette, forcément, je lui voue toute mon estime... tu sais bien hein! "Ilne tient qu'à toi de poser le point final de cette histoire. Une simple caresse du stylo sur le papier. Sans que la main tremble..." Le problème est plus...compliqué. C'est qu'il n'y a plus d'encre, ou que le papier ne prend pas, ou que je ne veux peux pas tout simplement.

Ou que je n'y arrive pas complètement. Mais au fond, un peu quand même.


 
Anonyme
10-02-06 à 09:22

Jouuuuuueuuuurs de BLUUUUUUUUES
on est des JOUUUUUUEUUUUURS de blues....
jouer de blues on est des jouers de blues

Mecs de la mecque
Gars d'la garonne
Salut pépita ou est lcherif que j'lassome
Belle marquise
Mesrinne belle baronne
Mille et mille et mille millions de personnes....

JOUEURS DE BLUES
ON EST DES JOUEURS DE BLUUUUUUUUUUUUUUUUUUUES
JOUEUR DE JOUEUR DE JOUEUR JOUEUR DE BLUES BLUES BLUES ON EST DES JOUEUUUUUUUUUUR DE

BLUUUUUUUUUUUES

euh, j'ai été bon pour te remonter le moral?

s'inquiéta tres fort le Lionceau...




 
passionnee-par-les-reves
passionnee-par-les-reves
10-02-06 à 12:05

Re:

Le pire c'est que je l'ai vu en vrai Pépita lol! Joueurs de blues oui, parce qu'on a tous le blues aux yeux qu'en ça ne va pas ;) Merci d'être passé!

 
Fru
Fru
10-02-06 à 18:23

Re:

OUAAAA l'est géniale cette chanson, quand elle passe à la radio sur "l'autoroute des vacances", on s'amuse à faire le bruit du saxo, avec mes soeurs muhuhu, c'est génial!

 
Slay
Slay
10-02-06 à 13:35

J'ai beaucoup aimé... Beaucoup d'émotions...
Biz ;)

 
passionnee-par-les-reves
passionnee-par-les-reves
10-02-06 à 13:39

Re:

Alors juste un "merci". Sourire.