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Je faisais partie du décor

 

* [Avril 2008, Paris Vème. Au Panthéon, le groupe d’amis chantait Bruel. On s’est incrusté avec Luc, juste pour sourire]

 Dimanche 6 avril 2008

T’as essayé de m’appeler ? J’voulais juste te faire un bisou juste me déculpabiliser, de rougir en fait, de sentir ce truc dans le ventre en pensant à sa beauté fracassante.

Il y avait ses mains dans l’axe de mes yeux, ou peut-être étaient-ils simplement attirés. Ses doigts qui frottaient contre la pupille de l’œil. Comme il le fait souvent. Et je ne pouvais pas m’empêcher de penser à ces mains sur mon corps. Avoir cette impression que la peau dans le ventre se déchire en petits bouts, petit à petit, qu’elle se déchire et qu’on la jette au sol. Il semblait triste sous son teint bien mâte. Je l’ai vu à la porte du café dans de jolis vêtements. Et j’ai détourné les yeux. De peur de replonger [dedans] comme une toxico.

Je flippe, si tu savais comme je flippe. De ne plus jamais pouvoir me passer de cette image, de ce regard que j’évite malgré moi, malgré tout. J’ai un sourire de circonstance. Je suis forte, presque rieuse parfois. Je joue l’illusion. Lui montrer que je vais bien. Ou peut-être lui faire croire. Et qu’au fond tout est possible : on est à Paris, donc tout est possible. Je respire, donc j’ai peur. Il était plus beau que la dernière fois, plus séduisant, plus charmant, plus. Plus rien du tout. Que quelques mots qu’on essaie de trouver. Je sais que j’exagère, je sais,  parce qu’il y avait (tout) le monde autour, la musique un peu trop forte. Et la vie devant nous aussi paraît-il aussi. On n’y croyait pas autant l'un que l'autre. A cette putain de vie qu’il faudrait commencer. Je pensai à Clément. On ne se doit pas encore réellement quelque chose. Et même si son corps me paraît plus accessible, plus pur. Dans les draps, nos mots sont francs, blancs comme la nuit. Son haleine sent l’alcool et il a une heure et demi de retard. Douche à 03H30 du mat’. Mandarines qu’on tente d’éplucher avec nos ongles courts. On avale le sirop à la bouteille, on suce les pastilles blanches et on tousse en quinconce. Cacophonie. Il me touche, il m’embrasse, mais mon corps frémit à peine. Je suis dure. Il m’arrive d’avoir l’impression que c’est le visage d’Antoine qui est penché sur moi. Cette même façon d'embrasser. Il m’arrive de balbutier mes mots, de l’appeler Julien. Et pourtant. Je déboutonne sa chemise noire. Son corps me plaît, je crois. Je m’endors pour deux heures dans ses bras, je me réveille sous son regard.

Ecrit par lilou, le Vendredi 2 Mai 2008, 19:07 dans la rubrique Au jour le jour.

Commentaires :

thomas
02-05-08 à 23:10

une compagnie...

bizarre comme relation tout de même. Aucun frémissement mais une aisance, un confort peut-être, si parfaite. On dirait un nid douillet

 
passionnee-par-les-reves
passionnee-par-les-reves
02-05-08 à 23:24

Re: une compagnie...

Une aisance oui, c'est à peu près ça. Apaisante cette compagnie. Pour ce qui est du frisson, je ne sais pas. Je ne sais pas comment le trouver. Mais j'aimerais, vraiment. Vraiment, je crois.