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Alors on brûle on brûle on brûle

Couplet 1.

RTT. Et fin du mois. J'ai avalé un bout de son gâteau à la carotte. J'avais deux ou trois pull et la mine fatiguée. En fait, je devais être un peu triste de quitter tout ça. Toutes ces bises le matin, tout ce courrier, tous ces cafés noirs, tous ces appels, le Blond et ses sous-entendus, et même qu'il était vachement bien placé dans la hiérarchie, quitter toutes les discussions de nana du service communication, quitter tous ces rires étouffés quand Xavier descendait. On avait une saisonnière qui n'avait pas froid aux yeux. Sourire parce que des fois. Je ne suis pas commode, je sais! J'ai dis au revoir et merci pour ce mois. Il m'a griffonné 10 chiffres sur un petit post-it rose fluo. J'ai frotté la lavande entre mes doigts une dernière fois. Et c'était fini. Je me suis garée sur la grande place. Pousser la porte de la Radio, sourire. Il m'a montré comment fonctionnait le micro. Et puis on a chargé les sacs, les couvertures et nos voix. Vert comme Rimbaud. Il n'aimait pas cette ville de toute façon. Il aurait fallu éviter la longue file qu'on était pas censé faire. On a tendu nos badges "médias" et on s'est assis dans l'espace VIP. J'ai retrouvé les deux journalistes et j'ai laissé entrer l'air du temps dans mes poumons. Asian en fond sonore et visuel.

Il est avec elle et moi avec la Musique. On est au-delà de la fosse Ou alors sur scène. Juste derrière. Il y a des câbles partout au sol, du gaffeur, et ils préparent les instruments pour le prochain concert. Je me dis que Stan lui ressemble, les mêmes cheveux, une douce arrogance sur le visage, une distance dans tous ses gestes. Le batteur transcende. Et moi je ne sais plus où vivre. Je suis assise sur une caisse noire, je la vois profiter aussi. De temps en temps, il y a le badge qui cogne contre ma gorge. J'ouvre le matos, et je prends un son. Court. Le premier. Le bassiste rit un peu avec nous et je flotte dans une nuit impensable.  J'ai passé tant de nuits à briller sous mille soleils. L'Apologie manquera. On s'endormira sur la pointe des pieds. On ne se rendait pas compte, mais ça n'était que le début. Et déjà, il me semblait que ce serait un des plus beaux week-ends de ma vie. Je lui écrirai quelques heures plus tard pour Stan, je penserai fort que j'aurais aimé que ce soit lui qui vienne avec moi. Que maintenant, maintenant que l'été est fini, il m'arrive de passer Matmatah en boucle.

Ecrit par lilou, le Samedi 20 Octobre 2007, 20:14 dans la rubrique Au jour le jour.