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Jeudi (26/01/12)
Ce truc que j'oublie pas C'est ton nom


Je me sens assez seule. Il y a deux nuits, avant de m'endormir, je pensais à Alix. Et je me disais que je n'en avais pas fini avec lui. Je marchais, ce soir, et à l'angle de la rue du Renard et de B***bourg, Alix, tu étais là.
On s'est avancé l'un vers l'autre. On s'est souri, on a parlé de
ce qu'on faisait maintenant qu'on est diplômés. Il portait une petite veste beige, et fait du sport tous les jours pour son dos. Sa copine a appelé, il l'attendait. Et lorsqu'elle est arrivée, il lui a fait deux baisers sur la bouche. Je la voyais moins jolie sur les photographies en Noir & Blanc qu'il prend d'elle. Elle était presque magnifique. Du rouge carmin sur les lèvres, des cheveux très noirs mi-longs, il l'a embrassé deux fois oui. Et j'ai souri. Il commence lundi dans une agence de photo et il veut qu'on se prenne un verre très vite. Elle ne disait rien, elle souriait. Il lui disait que j'étais payée pour travailler. Je suis allée à la conférence, et en sortant, je me sentais assez seule. J'ai mis de la musique et j'ai voulu rentrer à pied. Oui, parce qu'il y avait Paris et la musique et le début d'une soirée de la fin janvier. Je me sentais assez seule oui parce que Gyl n'est pas là pour moi. Il essaie déjà de s'occuper de lui. Mais non, j'ai pris le métro. Alix, lui, est reparti avec elle. Et ce soir, je me sens assez seule.


Ecrit par lilou, à 02:14 dans la rubrique Au jour le jour.
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Vendredi (20/01/12)
Un petit baiser et cent mille regrets de ne pouvoir te le porter en personne
Je ne sais pas quand on se retrouvera. Quand on pourra être tous les deux, juste tous les deux, une soirée et une nuit entières. J'ai besoin qu'on se fasse l'amour Gyl. Vendredi soir, c'était juste là au bord de nous, c'était incroyable ce désir qui nous lie. J'ai besoin de retrouver ton corps, de savoir que tu vas mieux et j'ai besoin d'être avec toi. Il n'y a pas que le désir qui nous tient non, tant d'autres évidences. Tant d'autres.
J'ai besoin de toi, tu ne réalises pas aujourd'hui. Et je n'ai pas le droit de te le dire, ce n'est pas le moment. C'est ce que tu as répondu quand j'ai laissé échapper Je suis un peu amoureuse.
Remets-toi vite, et fais en sorte de ne pas me perdre. De ne pas nous perdre.
Tant d'évidences.
Ecrit par lilou, à 01:37 dans la rubrique Au jour le jour.
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Vendredi (06/01/12)
On a toujours besoin de savoir qu'on a toute la vie devant soi
Par la vitre sale du métro hier, je regardais le noir des tunnels. Et je me disais qu'il fallait qu'une belle chose m'arrive. Quelque chose de stimulant, donc quelque chose où je sente ma vie - carrière - avancer. Une grande chose.
Pour cette nouvelle année.

Aussi, je me suis sérieusement remise à Danser. On pense spectacle, et surtout examen. J'espère que ça marchera. De cours en cours, je sens mon corps vieillir. Parfois même, il fainéantise. La rigueur que je m'imposais tant se fait parfois la malle et ça ne me satisfait pas. Parce que je sais pourquoi je ne suis pas juste quand je ne contrôle pas, quand je ne tiens pas le ventre ou les équilibres. Quand je regarde l'horloge de la salle beige. 

Autour de moi, on commence à se marier et faire des bébés. Continuellement, je joue à Clara S. avec K., et Q. à La Petite Fille Qui Ne Voulait Pas Grandir  et je crois que ça ne nous réussit pas si mal. C'est pas qu'on n'a pas encore l'âge, c'est juste qu'on a toute la vie pour ça. Et nous notre vie, on la passe déjà à ne pas grandir à se sentir vivre en dedans.

Qu'une grande chose vienne me bousculer, c'est ça.

Ecrit par lilou, à 14:48 dans la rubrique Au jour le jour.
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Samedi (31/12/11)
A qui la faute


Ca n'a pas été génial 2011, pas la peine de me le pincer à l'oreille pour le dire, je le sais. J'ai passé la première bonne moitié de l’année à flipper pour mon avenir, pour "l'année prochaine". Et l'autre, depuis le 21 septembre, dans les bras d'un homme qui a dépassé la trentaine. Cet homme qui a mis mon cœur en quarantaine. Aujourd'hui je réalise qu'il ne m'appartient pas.
Aujourd’hui, le mythe de l'adolescence est devenu une histoire de table de chevet. Aujourd'hui les soirées d'étudiants sont devenues celles au bon vin et aux fins de mois un peu difficiles. Aujourd'hui, on recouvre nos murs de cadres et on jette à la casse les posters des dandy-rockers qu'on fantasmait tant, verres de Vodka-orange à la main. Aujourd'hui, on assume le très rouge sur les lèvres et on a grossi. Nos seins de jeunes femmes se sont arrondis et on peut envisager de faire notre vie avec cet homme-là sans passer pour celle qui oublie sa jeunesse au rez-de-chaussée d'un appartement trop petit et trop cher.
Je fais partie des valseuses, de ces filles à qui ça a foutu un coup de signer le premier contrat, le premier vrai contrat. Une valseuse au cœur tendre et à la main vagabonde. Mes yeux ne pensent qu'à foutre le temps, et raser le camp, de 2011. J'ai hâte, hâte de passer à 2012. Jo. me disait hier que ce serait l'année de la perfection. Espérons. C'est bien elle que je recherche depuis mes 3 ans, dans les cours de Danse classique.
Et si 2011 ne veut vraiment vraiment pas s’éteindre, alors je prendrai la fuite et tenterai de sauver ma peau. Parce que j'ai hâte, j'ai hâte et j'espère de nouveau consumer la vie par les deux bouts.
Non, ça n’a pas été génial 2011. Mais le génie subsiste dans le ventre de Rimbaud. Et comme j’ai passé des nuits avec lui cette année. Et si cette année impaire tarde toujours à s’endormir, alors j’irai chercher le bonheur sur le front du génie de la Bastille, je monterai la colonne et je crierai L-i-b-e-r-t-é aux yeux des inconnus de passage. Je leur dirai que tout ça n’est pas si grave. Qu’il suffit de bluffer et de faire la fière. Si 2011 refuse de se rendre, alors je ne viendrai plus jamais.

[Autour de ton cou, Alex Beaupain]


Ecrit par lilou, à 19:05 dans la rubrique Au jour le jour.
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Mercredi (28/12/11)
A la lisière de toi
Je trouve que ça devient difficile Gyl. Et s'il y a trop de vents contraires, comme ceux qui nous empêchent de dîner ensemble, se faire une toile ou encore faire l'amour, s'ils continuent à souffler sur nous, je crains que mon corps ne s'envole. Déjà, mon esprit s'affole bien assez. 
Ecrit par lilou, à 18:34 dans la rubrique Au jour le jour.
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Mardi (20/12/11)
Mets ta main descends-là au-dessous de mon coeur


Depuis le silence rompu de Jan, je ne sais plus écrire. Je voudrais réussir à dire comme je pense à Gyl, comme cela fait deux mois et demi que je pense très très fort à lui. Je voudrais pouvoir dire qu'elle m'est insupportable. Que je ne supporte pas l'idée qu'elle ait souhaité dîner avec lui avant Noël. Que c'est arrivé ce soir. Et que je ne sais pas ce qu'ils se sont dits. J'ai très peur qu'elle veuille revenir.
J'ai très peur parce que tout le monde de Gyl me plaît. Il est proche du bien du mien. Du pareil au même. J'ai peur aussi parce qu'on est bien ensemble, qu'on se désire, et que je ne voudrais pas que tout ça soit gâché. Je me demande comment je le supporterais. Souvent, j'ai envie d'être auprès de lui, j’ai envie de lui, là tout près. Au creux de la nuit. Je voudrais le couvrir de baisers chauds, jusqu'au matin. Et même si je m'endors avant sur son épaule, je retraverserai la chaleur de sa peau lorsque le jour entrera dans la chambre.
Il ne s'agit de rien d'autre que d'une sorte d'évidence. Devrais-je m'y accrocher ? Avoir confiance en elle ? Ne pas m'en faire pour tout ce que nous donnerons dans quelques temps ? Ca a à peine commencé que je flippe déjà totalement.

 
Ecrit par lilou, à 02:07 dans la rubrique Au jour le jour.
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Mercredi (14/12/11)
Enfantillage(s)



Mardi 06 décembre 11

Ma peau marque comme celle d'un enfant, et j'ai des bleus sur les bras - les mêmes que sur mes jambes, lorsque je courrais, tombais, dans la cours de l'école maternelle ma mère me disait en rigolant "On va croire qu'on te maltraite!". Je voudrais des enfants, plus tard. Après la thèse, après des voyages, après un pied dans un vrai super boulot. Je voudrais des enfants oui, deux ou trois, des jumeaux. Et parfois, je dis en riant "C'est la première fois, la première fois que je me vois avoir des enfants avec quelqu'un". Avec Gyl. Et ils ne comprennent pas : Toi, Lucie? Déjà? Non, pas déjà, dans huit ans, et oui, j'ai toujours voulu. Mais, c'est que je me sens bien avec lui, chez lui - quand le fantôme de cette fille décide de prendre quelques minutes de vacances. J'tombe amoureuse, hein ? Mais c'est que c'est un mec bien, tellement bien, une si belle personne. J'me trouve qu'à peine flippante. Le ventre d'Amel grossit et se gonfle de jours en jours. Et si je la voyais, je la trouverais certainement très belle. Sa petite fille portera un prénom italien. Et chaque photographie du petit de mon frère me fait fondre. Mais on ne serait pas prêts, indépendamment l'un de l'autre, on ne le serait pas. Ce week-end, je lui ai demandé en riant : "Et si je tombe enceinte". "Je te quitte", il a dit en souriant. Alors j'ai répondu qu'il ne pouvait pas me quitter puisque nous n'étions pas ensemble. Chaque jour je m'attache un peu plus, et j'espère profondément que, chaque jour, il se détache un peu plus d'elle. Et qu'elle, qu'elle s'en aille. Pour de bon.

Ecrit par lilou, à 01:45 dans la rubrique Au jour le jour.
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Jeudi (24/11/11)
Les yeux rivés dans les embruns

Dimanche 20 novembre 11
Bien. Voilà, je retombe dedans. Dans le panneau je veux dire. Il ne s'agissait pas de ça au départ, n'est-ce pas? Juste de quelques Ricard après une soirée avec les autres de la télé. Il aurait juste fallu qu'on s'abstienne, peut-être? Que chacun rentre chez soi, au revoir et merci pour cette soirée qui se termine à 21h30. Mais non, il a fallu qu'on s'invente une vie "parallèle" - c'est comme ça qu'il définit notre histoire, une histoire autonome - dès le premier soir, qu'on rentre ensemble.Tu m'avais embrassé. Et je ne me rappelle plus vraiment ce qu'il s'est passé dans mon lit. Juste, dans le bar, tu m'avais appris pour ta copine, sa copine.
Julien me disait l'autre jour que j'étais restée la même durant toutes ces années : honnête, et il disait aussi que je m'ambiançais pour un rien. Parfois, je crois que c'était avant. Et toujours sur ce même blog. Je n'arrive plus à écrire.

Mercredi 23 novembre 11
J'ai pris une autre douche lundi soir, mis du rouge à lèvres rouges vif, les enlevé aussitôt - on ne sait jamais. L'ai remplacé par un gloss rose et brillant. J'ai enfilé des collants rouges. Une jupette noire. Et je l'ai rejoins. Gyl et ses amis. Deux des meilleurs. Une semaine plus tôt, il me ramenait des galettes de Saint-Malo. Signes d'officialisation, ou pas ?
Ce soir, Gyl, tu es en face d'elle, tu l'as certainement pris dans tes bras au début. Et tu es en colère. Après elle, son égoïsme. Je flippe.
Il me faudrait un peu plus d'insolence et de liberté que je n'ai déjà. Quoique, la liberté, je la bouffe tous les jours. Et l'assise nécessaire à cette insolence, à cette liberté, je sens bien que tu pourrais me la donner. Oui, voilà pourquoi je flippe. Peut-être que je tombe, que je tombe tu connais la suite. 
Ecrit par lilou, à 01:05 dans la rubrique Au jour le jour.
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Dimanche (30/10/11)
Vous n'êtes qu'une image perdue dans les âges

Samedi 8 Octobre 2011

Ce matin, je me suis réveillée dans mes draps par ses caresses. Nous sommes restés jusqu'à très tard dans le lit. J'aurais pu rester là encore plus longtemps, simplement parce que ses doigts sur et dans ma peau me font du bien. Nous nous faisons du bien, on dit. Ce n'est pas faux, nous accordons nos corps dans les nuits depuis la mi-septembre. Nous sommes clandestins, oui, des passagers clandestins dans nos propres vies. Nous ne sommes pas ensemble, il ne me promet rien.
Au petit réveil, nous sommes descendus dans Bastille, il est allé acheté des cigarettes puis nous avons rejoint mon Café des A*g*s. Les gens déjeunaient certainement. Nous en étions aux pains au chocolat qui laissaient des traces de graisses sur les doigts. Et aux deux allongés sucrés - oui j'ai de plus en plus de mal à les prendre expresso au levé.
Elle est partie avec une femme, il a ses fantômes et j'ai les miens. - J'ai parfois peur qu'elle revienne -. Il m'appaise. Il m'a vu pleurer et m'a aidé à écrire ces sept pages - projet pour les trois prochaines années. Cette après-midi, dans la salle sombre où vont les gens de Paris lorsque les samedis ont l'air d'automne d'aujourd'hui, j'ai eu envie d'écrire un film avec lui. Après, nous avons rejoins la Mosquée pour un thé à la menthe bien sucrée et deux patisseries délicieuses. J'avais mon caban bleu marine et un jeans clair. J'avais froid, mais c'était parfait parce que mes vêtements collaient au temps, à l'humeur. A moi. Nous avons rejoins la rue de la R*qu*tt* à pied, en passant par le jardin des plantes. Sur le pont Marie, mes cheveux vollaient au vent.
Ce samedi était parfait dans les grandes lignes. D'autant plus que dans mon appartement de Bastille, je l'attends, ce soir, pour une nuit contre son corps encore.
*
Et le soir, oui, c'est bien Jan que j'avais au bout du fil d'ange. Avant que Gyl n'arrive.

Ecrit par lilou, à 23:27 dans la rubrique Au jour le jour.
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Samedi (08/10/11)
Si tout doit brûler

Tu viens de décrocher Jan, réentendre ta voix - moins enfantine j'ai eu l'impression, bien qu'elle était déjà grave -, tu as dit que c'était normal que ça fasse bizarre, sept minutes dix-neuf secondes. Tu as demandé "Toujours stressée, le boulot, la Fac?". J'ai dit que oui, alors tu as répondu que c'était bon signe. Je t'ai dit que j'étais en colère après toi. Tu as ajouté qu'on ne pouvait pas se fâcher avec toi. Et que tu étais content. Sans raison. Que tu l'es toujours. Je sais que ce n'est pas vrai. Mais ce putin de caractère assuré qui pense avoir réponse à tout, de mec bien dans sa peau, dans sa vie et sa famille, ce caractère est toujours là, ce mec est toujours là. Jusqu'à ce que la glace se rompt. Et te voir vraiment. Tu veux me prendre sur ta moto, j'ai besoin de réfléchir. J'espère que tu ne vas pas bien parce qu'une autre te rend serein. Je ne voudrais pas que ça arrive. Tu m'as férocement manqué. Petit con.

J'me demande, comment tu réagiras demain, lorsque tu verras mon cou suspendu à ton saphir (ça devrait être l'inverse).
Ecrit par lilou, à 23:07 dans la rubrique Au jour le jour.
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